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Vedette, Versailles, Trianon, Régence, Marly, Beaulieu, Chambord, Ariane, Présidence

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De Ford à Simca : des Vedette très françaises

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En 1954, Ford-France présente ce qui sera son ultime modèle avant sa fusion avec Simca : la Vedette 55, toute nouvelle version du principal modèle que le constructeur franco américain produisait depuis 1949. Mais c’est sous la marque Simca que sera commercialisée la nouvelle voiture, née dans ses configurations Versailles, Trianon et Régence.
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Dans la corbeille de mariage

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Lorsque Ford France fusionne avec Simca, en 1955, la marque de Poissy trouve dans la corbeille de mariage un bien beau cadeau qui doit compléter fort à propos la gamme Simca vers le haut : la Vedette 1955. Il ne s’agit pas d’une ultime mouture de la lourde Vedette construite depuis 1949, mais bien d’un tout nouveau modèle, étudié, mis au point et lancé par Ford France quelques mois avant la fusion, façon, peut-être de faire monter les enchères dans les négociations de approchement.
Simca s’empressera, bien sûr, de faire disparaître l’appellation "Vedette", trop marquée, pour lui substituer le nom de marque "Simca", mais conservera l’appellation des modèles présentés par Ford-France.
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Une Américaine française

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Décidément très cosmopolite, Simca, qui était née de la fabrication de voitures italiennes (Fiat) sous licence, prend le virage des années 50 avec la fabrication de modèles très américains. Bien que constructeur français depuis 1934 (date de la fusion entre la filiale française de Ford et le constructeur national Mathis), Ford-France (devenu après la guerre Ford Société Anonyme Française, d’où Ford-SAF) n’a cessé de produire des modèles très influencés, dans leur conception, par l’automobile américaine.

La première Vedette a ainsi été étudiée directement par le bureau d’études de Detroit, et marque une évidente filiation avec la Mercury du moment. Tant par la forme que par la mécanique, la Vedette 55 ne peut renier ses origines. Son moteur est bien sûr un V8, mais de petite cylindrée comparée à celle des cousines américaines. C’est le 2 158 cm3 de 12 CV fiscaux de 1949 à soupapes latérales développant 86 ch ; un vieux moteur fiable et endurant, dont le couple et la souplesse constitueront pendant longtemps de solides atouts.
En 1957, la voiture bénéficiera de la configuration 2 351 cm3 du même moteur (accroissement obtenu par allongement de la course) permettant d’afficher 13 CV (heureuse époque où le nombre de chevaux fiscaux est un argument de vente !) et quelque 80 ch réels, plaçant la Simca devant la DS et les autres haut de gamme français. La ligne elle-même traduit la filiation américaine, avec ses ailes arrière flammes et ses grands feux verticaux. La calandre est agressive et donne son style à la voiture.

 


Évolution de la gamme

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En dépit des efforts des techniciens de chez Simca, le V8 Vedette accuse cruellement son âge, et une architecture devenue archaïque (soupapes latérales). Il faudra tout leur talent pour en tirer quelques chevaux supplémentaires en 1958, à l’occasion de la sortie des prestigieuses Chambord et Beaulieu, plus américanisées que jamais, avec leur débauche de chromes, leur peinture deux tons et leurs roues à rayons. Une augmentation du taux de compression, qui passa de 7,2 à 7,5, permit péniblement d’atteindre 84 ch à 4 800 tr/mn, un accroissement de puissance indispensable pour palier un alourdissement de plus de 100 kg, qui portait la voiture à 1 260 kg.
Le haut de gamme Simca ne se portant pas très bien, le constructeur imagina de loger sous le grand capot de la Trianon, le petit quatre-cylindres Flash de l’Aronde, permettant d’offrir une grande berline spacieuse et économique pour un prix de vente et un coût d’utilisation très économiques. Ainsi naquit en 1957 l’Ariane 4 (par différenciation avec l’éphémère Ariane 8).
Propulser une voiture conçue pour un V8 avec un petit quatre cylindres d’à peine 1 300 cm3, développant moitié moins de puissance que le moteur d’origine n’était pas chose facile. Il fallut en priorité faire subir un régime amaigrissant à l’auto, qui passa d’un coup à à peine plus de 1 tonne, justifiant un appauvrissement général de l’équipement qui fit curieusement de l’Ariane 4 une véritable anti-Chambord.
Ainsi allégée, l’Ariane put revendiquer une vitesse de pointe de 120 km/h, à vrai dire bien difficile à atteindre par vent frontal. Les performances intrinsèques de l’auto restèrent modestes, et l’Ariane s’attira une réputation peu enviable en matière d’accélérations et de gravissement.

Directement en concurrence avec la Peugeot 403 et la Renault Frégate, l’Ariane ne manquait cependant pas d’atouts. Le concept "petit moteur/grande caisse" ne laissait pas indifférent, et bien des utilisateurs trouvèrent leur compte dans une vraie berline 5/6 places au grand coffre, confortable à défaut d’être très sûre, particulièrement économique.
Les taxis parisiens, orfèvres en la matière, ne s’y tromperont pas, la G7 équipant alors presque tout son parc en Ariane. Elle survivra d’ailleurs au reste de la gamme, les Beaulieu, Chambord et. Marly (versions break) disparaissant en 1961, alors que l’Ariane survivra pratiquement sans évoluer jusqu’en 1963, année de l’apparition des nouvelles Simca 1300/1500.

 


La vie de château

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Les Vedette 55 sont nées sous le signe de la vie de château et s’adressaient à une clientèle, a priori sensible aux belles appellations : Trianon (ci-dessous dans sa version Simca 1957), Versailles, Régence sont les trois modèles proposés lors du lancement du modèle. A ces appellations, que conservera Simca après la fusion avec Ford-SAF, le constructeur ajoutera ceux de Many (break), mais aussi de Chambord et de Beaulieu. Tous ces modèles bénéficieront d’un moteur V8 de facture ancienne, mais dont le silence de fonctionnement et la souplesse conforteront l’image d’une voiture très américanisée. Un habillage de luxe ne parviendra pas, cependant, à endiguer les attaques d’une concurrence de plus en plus acérée. Les avantages du V8 seront de peu de poids en regard de la poussée technologique symbolisée par une Citroen DS, concurrente directe de la plus prestigieuse des Simca. La bataille sera perdue dans la cour des ministères et surtout de l’Élysée, où le départ de René Coty sonnera le glas de la Présidence.

De la Vedette à la Versailles

C’est au Salon de l’Auto 1948 que Ford France présente la Vedette grosse berline trapue très américaine au traditionnel V8 (à soupapes latérales) de 2,15 l, dérivé très directement des précédents modèles de la marque. Elle se forgera l’image d’une voiture spacieuse haut de gamme, proposée en version conduite intérieure 6 glaces, coach 4 places 2 portes et cabriolet décapotable.
L’initiative de lancer une Vedette de près de 4 l, la Vendôme, en 1954, n’eût pas de suite. C’est en effet le "petit" V8 qu’on retrouvera dans la Vedette 55, dans une configuration 2,3 l, dont la version Versailles sera reprise par Simca, en même temps que les Trianon, Régence et Marly (break). En dépit d’une évidente filiation technique, la nouvelle Vedette bénéficiait d’une ligne originale et d’une architecture sensiblement différente, puisque c’était une monocoque. Elle conservera une ligne et une mécanique très proches de l’origine jusqu’à la disparition des modèles V8, en 1961.

 


Chambord et Beaulieu

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L’année 1958 marque un tournant dans l’histoire du haut de gamme Simca : alors que la Trianon devient Ariane 8, Versailles et Régence disparaissent pour laisser la place à une voiture restylée assez profondément, baptisée Chambord et Beaulieu en versions berlines, et conservant l’appellation Many en break. Modèle de sommet de gamme, la Chambord est particulièrement luxueuse et arbore des roues à enjoliveurs à rayons. Sa carrosserie deux tons, délimités par des baguettes chromées, offre des lignes plus tendues et en impose par ses dimensions (23 cm de plus en longueur et 2 en largeur) et... son poids (110 kg de plus).
C’est à partir de la Chambord que sera élaborée la Présidence, exclusivement de couleur noire, identifiable par la roue de secours placée extérieurement, dans un carénage vertical posé sur le pare-choc arrière. En dépit d’une débauche d’équipements (jusqu’à la télévision à l’arrière), la Présidence ne séduira pas les milieux officiels.

Historique du modèle

  • 1954 : présentation de la nouvelle gamme Vedette de Ford-France (Trianon, Versailles, Régence).
  • 1955 : reprise de la gamme sous la marque Simca ; présentation du break (Many).
  • 1958 : sortie de la Beaulieu, de la Chambord et restyling de la Marly.
    La Trianon devient Ariane 8.
    La Versailles et la Régence disparaissent.
    Présentation de l’Ariane 4 à moteur Flash Aronde.
  • 1961 : fin de la production des Simca V8.
  • 1963 : fin de production de l’Ariane 4.

 


Elle file l’Ariane...

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L’Ariane 4 ne brillait ni par sa nervosité ni par sa puissance ni par ses qualités de grimpeuse elle démontrait, en revanche, d’exceptionnelles qualités d’endurance et de fiabilité. C’est ce que confirma l’exploit réalisé par une voiture tirée de la chaîne au hasard (ci-dessus) : d’avril à juillet 1960, elle parcourut 200 000 km sur la piste de Miramas à plus de 100 km/h de moyenne (temps d’arrêts compris).
Cette performance très Simca, n’eut pas le retentissement des records battus précédemment par les Aronde. La voiture, il est vrai, n’avait pas le comportement agréable des sympathiques Aronde, et ne put se défaire d’une image de Versailles du pauvre, malgré des qualités de confort et d’économie.

Caractéristiques techniques

Moteurs

  • V8 : Vedette 54, Vedette 55, Versailles, Trianon, Régence, Many, Beaulieu, Chambord, Ariane 8, Présidence.
  • 4 cylindres en ligne : Ariane 4.

Cylindrées

  • Vedette 54 : 2 158 cm3 (66 x 78,8 mm)
  • Vedette 55 et Simca V8 : 2 351 cm3 (66 x 85,7 mm)
  • Ariane 4 : 1 290 cm3 (74 x 75 mm)

Puissances maxi

  • V8

Vedette 54 : 66 ch
Vedette 55 et Simca V8 : 80 ch
Chambord, Beaulieu, Marly (1958) : 84 ch. 4 cylindres en ligne
Ariane : 48 ch
Architecture mécanique
Propulsion, boîte de vitesses à 3 rapports (4 sur l’Ariane), direction à vis globique et galet, freins à tambour, suspension à roues indépendantes à l’avant (McPherson), essieu rigide arrière (ressorts à lames longitudinaux).

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Voir aussi :
Vedette, Versailles, Trianon, Régence, Marly, Beaulieu, Chambord, Ariane, Présidence
Simca 1000
Citroën DS : de la DS19 à la DS23


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