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Peugeot 203 : une américaine à la française

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Peugeot 203 : une américaine
à la française


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Lorsque cesse la guerre en Europe, l’industrie automobile française commence par reprendre la fabrication des modèles d’avant-guerre. Les seules nouveautés portent sur des petites voitures, économiques et "populaires", mieux adaptées à une économie complètement dévastée : 4CV Renault, 2CV Citroën et Dyna Panhard.


Peugeot sera le seul à lancer une voiture moyenne complètement nouvelle : la 203 ; dévoilée en avant-première aux journalistes et concessionnaires à la fin de 1947, elle sera présentée au public lors du Salon de l’Automobile de 1948. Elle concurrence alors les Traction Citroën et Simca 8 (version française de la Fiat Balilla).


La mode de l’époque, en haut de gamme, est aux limousines américaines. Aussi, la ligne de la Peugeot 203 s’inspire-t-elle largement du style des voitures d’outre-Atlantique la ressemblance avec la Ford Vedette ou la Linlcon-Zephyr est d’ailleurs évidente. Toutefois, les lignes sont plus douces et surtout moins surchargées des chromes dont les Américains raffolent.




La 203 Peugeot : une
mécanique
moderne

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Si la ligne de la 203 respire un classicisme de bon aloi, son architecture et sa mécanique retiennent de nombreuses innovations techniques peu courantes à l’époque. La carrosserie, monocoque, offre un espace intérieur relativement important.
La suspension à roues indépendantes fait appel à des ressorts hélicoïdaux, solution encore peu répandue alors. Cependant, Peugeot retiendra une suspension arrière sur ressorts à lames pour les versions breaks et utilitaires de la 203, dont l’empattement est plus long que celui de la berline.
La direction à crémaillère et les freins hydrauliques de la 203 sont également des solutions peu répandues sur les voitures de gamme intermédiaire existant à la fin des années 40.




La
mécanique
brillante de la 203

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Mais l’innovation la plus marquante de la Peugeot 203 se trouve sous son capot. Son moteur à quatre cylindres en ligne, de 1 290 cm3, comporte un vilebrequin à trois paliers et des chemises amovibles refroidies par eau : rien encore que de très classique. Le haut moteur l’est en revanche beaucoup moins. Pour la première fois sur un groupe d’une telle cylindrée, la culasse abrite des chambres hémisphériques, avec une bougie implantée en position centrale et des soupapes en V. La commande de ces soupapes est à la fois simple et ingénieuse.
Ce moteur offre des performances avantageuses pour l’époque, mais surtout il va s’avérer extrêmement robuste. Si bien que Peugeot pourra porter sa puissance de 42 ch sur les premières 203 à 45 ch dès 1953, sans que sa fiabilité n’en souffre. D’ailleurs, ce moteur inspirera nombre de préparateurs, qui arriveront à en tirer une puissance beaucoup plus élevée ; comme, par exemple, sur la 203 carrossée par Darl’Mat et poussée à 80 ch avec deux carburateurs. Ce moteur est associé à une boîte à 4 vitesses, solution également originale à ce moment-là ; d’autant plus que la 3ème est en prise directe et la 4ème surmultipliée. De ce fait, la Peugeot 203 dépasse les 115 km/h avec un régime maximum de 4 500 tr/mn seulement.
Ce type de boîte de vitesses est tellement nouveau que certains des premiers conducteurs, peu habitués à rétrograder avant d’attaquer un virage, connaîtront le désagrément d’une sortie de route en fin de virage ; ce qui contribuera à coller à la 203 une réputation de tenue de route médiocre, au demeurant injustifiée. Peugeot y remédiera en modifiant les rapports de la boîte et du pont, lorsque la 203 recevra, en 1954, une boîte de vitesses à 4 rapports entièrement synchronisés. Mais la quatrième surmultipliée permet de soutenir une vitesse assez élevée, au prix d’une consommation qui reste modérée.




La 203 Peugeot : une
solide réputation
de fiabilité

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La Peugeot 203 contribuera à confirmer la réputation de fiabilité des voitures marquées du lion. Pendant bien des années, elle connaîtra les faveurs des grands rouleurs, spécialement des taxis. Ceci tient au fait qu’elle fut parfaitement au point dès sa sortie, ce qui était assez rare à l’époque. D’ailleurs, Peugeot n’apporta que de rares modifications de détail à la 203, tout au long de sa carrière. La réputation de cette voiture amena des délais de livraison souvent fort longs, que les clients acceptaient alors sans protester.
D’autant plus que sa mise en fabrication fut assez laborieuse, à cause des restrictions d’approvisionnement de certaines pièces et matériaux, dans une époque de pénurie en effet, les rares ressources étaient alors réservées à la reconstruction du pays, donc en priorité aux poids lourds dans le cas de l’industrie automobile. À sochaux, on avait mis en place une chaîne capable de produire trois cents Peugeot 203 par jour ; une cadence qui ne pourra être atteinte qu’à partir de 1951. En avril 1949, une centaine de Peugeot 203 seulement sortiront de chaîne chaque jour.
Lorsque la dernière 203 quitte la ligne de Sochaux, en février 1960, Peugeot en a fabriqué 557 629 unités, sans compter les versions utilitaires et les dérivés produits par des carrossiers. Elle a puissamment contribué à la solide santé financière de Peugeot et à la réputation de fiabilité des voitures de la marque. La 403, lancée à la fin de 1955, la remplace définitivement.




Caractéristiques
techniques de la Peugeot 203

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Moteur : 4 cylindres en ligne de 1290 cm3
Alésage x course = 75 x 73 mm
Puissance maxi : 42 ch (45 ch à partir de 1953)
Culasse en Alpax, à chambres hémisphériques, soupapes en tête en V, culbutées ; arbre à cames latéral entraîné par chaîne depuis le nez de vilebrequin, avec tendeur réglable depuis l’extérieur du couvercle de chaîne (sur le moteur de 45 ch)
Carburateur Solex 32 PBIC sur berlines et coupés, Zenith 32 IN sur les utilitaires
Allumeur Ducellier V 442 L 10 SP 2 Bougies ACF 10 ou MarchaI 35
Embrayage : à disque unique avec moyeu élastique et butée graphitée, type Ferodo
Boîte de vitesses : à 4 rapports, 1 ère non synchronisée sur le type 55, toutes synchronisées sur le type C2 (à partir de juillet 1954)
Arbre de transmission à cardan, monté dans un tube de poussée
Pont arrière : à vis et roue, avec différentiel à deux satellites



Genèse
d’une
réussite

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Les études de ce qui allait devenir la Peugeot 203 ont eu largement le temps d’être affinées, puisque la petite équipe qui travaillait sur le projet n’a jamais cessé son activité pendant toute la guerre. Ainsi s’explique sans doute la qualité obtenue d’emblée sur une voiture nouvelle par bien des aspects, qui s’avéra parfaitement au point dès sa mise en service.
Dès 1940, Peugeot prépare la relève de la 402 et de la 202, avec les projets d’une "10 CV" et d’une "6 CV". Les premiers dessins traduisent déjà la volonté de renouveau, tant au plan du style qu’à celui de l’architecture et de la technique de ces voitures.
On abandonne les projets très aérodynamiques d’Andreau pour retenir des carrosseries aux lignes plus classiques, privilégiant l’habitabilité une caractéristique qui contribuera en effet au succès de la 203. Les études ne seront poursuivies que sur le projet "10 CV", et on décide alors de développer un nouveau moteur. Le style du projet "6 CV", légèrement plus petit que la 202, se retrouvera après-guerre sur la Dyna Panhard.

Un moteur performant et robuste pur la Peugeot 203

02_203_150La conception du moteur de la Peugeot 203 tire profit des leçons acquises en compétition avant-guerre, particulièrement grace aux Peugeot-Darl’Mat qui participèrent brillamment aux 24 heures du Mans en 1938. Leur moteur de 1 998 cm3 est doté d’une culasse à chambres de combustion hémisphériques et soupapes en V ; solution qui sera appliquée pour la première fois sur le moteur d’une voiture de série, sur la 203 justement. A noter que l’une de ces Darl’Mat, pilotée par Maurice Serre, Directeur des essais de Peugeot, associé à Charles de Cortanze, se classa 8ème au général et 3ème de sa catégorie au Mans, en 1938.


L’arbre à cames latéral (entraîné par chaîne) porte un galet excentré qui commande la pompe à essence et un pignon hélicoïdal qui entraîne le petit arbre de l’allumeur et de la pompe à huile. Les cames attaquent deux rangées de poussoirs parallèles ; de ce fait, les culbuteurs d’admission et d’échappement basculent en sens inverse autour de deux axes portés dans la culasse.


Cette architecture, simple et efficace, sera reprise sur nombre de moteurs de l’après guerre. Elle permet de placer l’échappement d’un côté et l’admission de l’autre, avec la bougie au centre de la chambre : le principe du "cross flow" des moteurs modernes est déjà là. À noter que les soupapes sont rappelées par deux ressorts concentriques, une solution destinée à éviter l’affolement des soupapes à haut régime.




La gamme 203 Peugeot

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La Peugeot 203 contribuera à confirmer la réputation de fiabilité des voitures marquées du lion. Pendant bien des années, elle connaîtra les faveurs des grands rouleurs, spécialement des taxis. Ceci tient au fait qu’elle fut parfaitement au point dès sa sortie, ce qui était assez rare à l’époque. D’ailleurs, Peugeot n’apporta que de rares modification au modèle pendant toute sa carrière.

Un break aux usages multiples

Les breaks 203 ont un empattement de 2,78 m, contre 2,56 m pour les berlines et coupés. Leur suspension arrière fait appel à des ressorts à lames semi-elliptiques, analogues à ceux de l’avant. Les breaks ont été commercialisés en version "familiale" à six places et en "commerciale" (sur cette dernière, le chauffage était en option). Ils ont servi de base à une famille d’utilitaires, dotés de longerons avant et de ressorts de suspension renforcés : plateaux et camionnette bâchée, puis commerciale et fourgonnette. Ces véhicules s’attirèrent rapidement une réputation d’engins à tout faire, robustes et économiques. En revanche, il déclina la gamme comme rarement à cette époque.

Coupé, découvrable et cabriolets

Dès son lancement, la 203 est proposée en berline à toit ouvrant et en découvrable quatre places cette dernière sera produite jusqu’à la tin de 1954. En octobre 1952, Peugeot propose une version cabriolet deux places de la 203, fabriqué dans son usine de la Garenne-Colombes, avec une version "luxe" à sellerie en cuir. L’année suivante apparaît un coupé tôlé deux places, esthétiquement discutable, et qui n’aura d’ailleurs qu’une existence éphémère.


Darl’Mat, carrossier et concessionnaire Peugeot à Paris, construisit environ 250 exemplaires d’une version du cabriolet 203 avec une calandre chromée très "américaine" et des ailes arrière enveloppantes, à passages de roues fermés.




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Voir aussi :
Peugeot RCZ
Peugeot 505
Peugeot 203 : une américaine à la française


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