Comparateur assurance auto

350€ d’économies en moyenne pour les mêmes garanties

100% gratuit, Sans engagement

Jaguar XJS

<< Retourner au Guide

01 Jaguar XJS 440

 

Succéder à une voiture aussi prestigieuse que la fabuleuse Type E n’était guère chose facile. Le faire dans une période de forte dégradation de la fiabilité de l’ensemble des modèles Jaguar n’aida guère la XJS à "faire son trou".

 

Sa ligne provocante, résolument hors du commun, contribua de plus à désorienter une clientèle très classique qui pardonnait tout à la Type E comme à une enfant chérie. Mal née en pleine crise pétrolière, à une époque où les Jaguar cotoyaient presque les Mini sur les chaînes de British Leyland, la XJS paraissait condamnée.

 

Sa production fut même un temps interrompue, semblant sonner le glas du dernier coupé de prestige britannique, en un temps où la marque préférée de la Reine-Mère était elle-même très menacée. En 1986, l’arrivée d’un nouveau moteur 6 cylindres à 24 soupapes marqua le signal du renouveau, même si le bon vieux V12 resta cher au cour des puristes.

 

Une ligne un peu torturée

02_Jaguar_XJS_220Comparées aux lignes fluides et légères de la Type E, celles de la XJS n’ont pas manqué de surprendre, voire de choquer. Délibérément hors du commun, le style de la voiture s’est progressivement imposé au point de recueillir aujourd’hui les témoignages d’admiration d’une presse spécialisée qui, hier encore, n’avait de cesse de la décrier. La sortie du magnifique cabriolet donna l’occasion de ce retournement de jugement. Un soin plus grand du détail, des roues mieux dessinées, des teintes plus appropriées ont, il est vrai, contribué a perfectionner le "look" de ce grand coupé aux lignes tendues et agressives, et qui fut un moment très menacé on peut même aujourd’hui lui prédire un bel avenir.

 

Retrouvant sa liberté en sortant du groupe (devenu) Austin Rover, la firme de Coventry decida la relance de son somptueux coupé, à l’occasion de la présentation, en 1988, du superbe cabriolet, baptisé Convertible, qui fit oublier la vilaine Targa.

 

Et le miracle se produisit ! On se prend même aujourd’hui à en redécouvrir la ligne, peut-être finalement trop en avance lors de sa sortie. Si l’on ajoute à cela qu’elle vaut à peu près deux fois moins cher qu’une Mercedes 560 SEC ou qu’une Porsche 928 5, pour des performances très proches, un luxe bien supérieur et un effet "classe" au moins égal, on comprendra le regain d’intérêt pour cette belle anglaise au charme un peu tapageur.


Douze cylindres en V

L’origine du V12 ne date pas d’hier puisqu’on le trouvait déjà sur la Type E en 1970.

 

Au cours de sa longue carrière, il aura trouvé place également dans la berline Série 3 (sous les appellations Jaguar XJ12 et Daimler Double Six). Placé bien sûr longitudinalement, à l’avant, ce 12 cylindres en V à 600 est sensé constituer le fleuron de la marque en matière de motorisation.

 

Le soin du détail

03_Jaguar_XJS_220

04_Jaguar_XJS_220

Tout comme sa sour berline (XJ12), le coupé XJS fait l’objet d’un soin du détail "à l’ancienne" qui participe à son charme. Ici, pas d’économie sur les chromes qui soulignent subtilement les lignes de la voiture. Les boutons de réglage et de commande à distance des rétroviseurs (ci-dessus à droite), délicieusement rétro, témoignent de cette débauche de métal brillant.

05_Jaguar_XJS_220

06_Jaguar_XJS_220

 

D’une cylindrée de 5,3 litres, dans sa version de base, il ne développe "que" 264 à 286 ah dans ses versions XJ12 et XJS, une récente évolution ayant porté sa cylindrée à près de 6 litres, par accroissement de la course, pour la XJR S 6.0, version sportive du coupé, dont la puissance dépasse désormais la barre hautement symbolique des 300 ch (très exactement 318 ch à 5 250 tr/mn).

 

Quelles que soient les critiques qu’on puisse adresser à ce moteur finalement peu puissant dans ses versions ’normales" (à peine plus de 50 ch/litre), gourmand en carburant et terriblement onéreux à l’entretien (mais quand on aime, c’est bien connu, on ne compte pas...), il constitue encore une offre mythique que continuent de lui envier bien d’autres constructeurs.

 

Qui n’a pas un jour éprouvé la souplesse, l’onctuosité et le silence de fonctionnement du V12 n’a pas vraiment conduit d’auto.


Six cylindres en ligne multisoupapes

Un moteur tel que le V12, ne s’adressant qu’à une clientèle bien spécifique, risquait dans les circonstances difficiles des années 70, de condamner irrémédiablement le coupé.

 

Du monde sous le capot

07_Jaguar_XJS_220

Né pour être placé en position longitudinale centrale sur la XJ13, le gros V12 a, semble-t-il, bien du mal à se loger sous le capot, pourtant très long de la XJS. La place y est si comptée que certaines opérations de simple maintenance relèvent presque de l’exploit. Comment, par exemple, remplacer les bougies sans démonter toute une partie de l’injection ? Véritable pièce d’horlogerie, le V12 a pâti plus que les autres moteurs de la marque du manque de fiabilité qui frappa Jaguar dans les années 70. Ii n’en reste pas moins l’un des plus beaux moteurs jamais réalisés, auquel tous les tans pardonneront un appétit souvent dévorant.

 

Il faudra cependant attendre 1983 pour voir la XJS dotée d’un six cylindres digne d’elle, directement dérivé des fameux six en lighe de la marque, doté de 4 soupapes par cylindre, bien avant que la mode des multisoupapes ne gagne l’ensemble des grands constructeurs nippons et européens.

 

D’une cylindrée de 3,6 litres, à 2 arbres à cames en tête et donc 24 soupapes, ce magnifique moteur affichait 228 ch à sa sortie, malheureusement ramenés à 199 lorsqu’on dut le doter du catalyseur. Les performances s’en ressentirent immédiatement, la vitesse de pointe tombant de 230 à 220 km/h et le passage de 0 à 100 km/h de 8,5 s à 9,5s. Les deux moteurs utilisent une injection électronique Lucas.

Boîtes automatiques

La XJS est née avec le V12, associé à une boîte automatique GM à 3 rapports ; un mariage dicté sans doute par la vocation américaine de la voiture, mais qui n’a jamais séduit les clients européens.

 

La formule eut cependant la vie très dure puisqu’on la retrouve comme au premier jour sur l’actuelle XJS V12. L’introduction d’une boîte manuelle en 1977 fit long feu, puisqu’elle disparut deux ans plus tard.

 

Il faudra attendre la correction de tir de la motorisation, en 1983, pour voir apparaître une transmission manuelle à 5 vitesses. Au printemps 1987, nouveau tournant, avec la présentation de l’actuelle boîte automatique ZF à 4 rapports.


Sûre et confortable

Fidèle à la propulsion, Jaguar a su depuis longtemps tirer le meilleur parti d’une architecture à 4 roues indépendantes fondée, en particulier, sur un remarquable train arrière dont les arbres de transmission font office de bras supérieurs de suspension.

 

Cuir et loupe de noyer

08_Jaguar_XJS_220

09_Jaguar_XJS_220

C’est en humant le parfum du cuir et en caressant le poli de la loupe de noyer du tableau d’une XJS qu’on commence à tomber sous le charme discret du coupé Jaguar. On est alors prêt à pardonner bien des archaïsmes, qu’on trouvera dès lors délicieusement rétro... Ci-dessus à gauche, les superbes sièges avant à réglage mi-mécanique, mi-électrique.

 

En dépit d’un encombrement important (il n’est pas évident de se faufiler avec une voiture de près de 4,75 m), la XJS se révèle maniable (direction assistée oblige) et sûre. Susceptible d’être quelque peu agitée sur route sinueuse, la XJS tient cependant plus du salon roulant que de la bête de rallye.

 

On parviendra à faire avec elle des moyennes exceptionnelles sur autoroute (au prix, cependant, de fréquents arrêts dans les stations-service…). L’ABS est désormais fourni en série depuis le printemps 1988 (seulement), mais on regrettera l’absence d’un système antipatinage, surtout sur la XJS V12, dont le couple impressionnant dépasse 40 mkg à 2 800 tr/mn.

 

L’exceptionnelle qualité des cuirs, la beauté de la loupe de noyer, la débauche de chrome participent à ce charme Jaguar qui fait pardonner bien des bizarreries, pour ne pas dire des incongruités, comme ce levier de frein "à pompe" placé à main gauche ou ce réglage de siège mi-électrique, mi-manuel.


Spécifications techniques

10_Jaguar_XJS_440

 

Moteur XJS V12

Alésage 90 mm

Course 70 mm

Nombre de cylindres 12

Cylindrée 5 345 cm3

Disposition des cylindres en V à 60°

Distribution 1 ACT par rangée de cylindres

Nombre de soupapes 24

Taux de compression 11,5 : 1

Puissance maxi 273 ch à 5 250 tr/mn

Couple maxi 41,2 mkg à 2 800 tr/mn

Alimentation injection électronique Lucas

Vitesse

  • maxi 240 km/h
  • o à 100 km/h 8 secondes

Moteur XJS 3.6

Alésage 91 mm

Course 92 mm

Nombre de cylindres 6

Cylindrée 3 590 cm3

Disposition des cylindres en ligne

Distribution 2 ACT

Nombre de soupapes 24

Taux de compression 10 : 1

Puissance maxi 199 ch à 5 400 tr/mn

Couple maxi 30,8 mkg à 4 000 tr/mn

Alimentation injection électronique Lucas

Vitesse

  • maxi 220 km/h
  • 0 à 100 km/h 9,5 secondes

Boîte de vitesses XJS V12 automatique à 3 rapports XJS 3.6 automatique à 4 rapports

Train avant roues indépendantes, barre antiroulis

Train arrière roues indépendantes motrices, ressorts hélicoïdaux

Freins à disque ventilé à l’avant, pleins à l’arrière, ABS

Pneumatiques 235/60 VR 15

Direction à crémaillère, assistée V12 3.6

Consommation

  • à 90 km/h : 11,6 8,5 (en litres/i 00 km)
  • à 120 km/h : 14,3 10,4
  • cycle urbain : 23,3 16,9

 



Le saviez-vous ?
Il existe des assurances auto à partir de 11€ / Mois ! En 2 minutes, nos internautes économisent 350€ / an. Obtenez immédiatement le meilleur prix en utilisant notre comparateur d'assurances auto

Voir aussi :
Jaguar XF
Jaguar XJ6 et Sovereign XJ40
Jaguar XK


Retrouvez nos 6 grandes catégories :
- Equipements de voiture
- Mécanique
- Modèles de voitures
- Prototypes
- Réglementation
- Voitures anciennes
- Voitures électriques