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Jaguar XJ6 et Sovereign XJ40

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01 Jaguar XJ6 Sovereign 440

 

On a tout dit, ou presque, sur le retour de Jaguar à la fiabilité à la fin des années 1980. À partir de cette époque, le nom prestigieux n’est plus associé à celui de panne, comme il le fut péniblement tout au long des années 70, période maudite pour l’industrie automobile britannique qui vit s’éteindre une à une ses marques prestigieuses.

 

Rolls et Jaguar faillirent bien y passer elles aussi, ou subir le sort dégradant d’une nipponisation à laquelle certaines vieilles dames ne purent échapper.

Les berlines Jaguar

La gamme Jaguar s’est longtemps articulée principalement autour de deux modèles une voiture de sport et une berline ; on se souvient des XK et des MK, des Type E et des MK II, puis des XJS.

 

Le changement dans la continuité

02_Jaguar_XJ6_Sovereign_220La filiation entre les Séries 3 et 4 est évidente même si, à y regarder de près, les deux voitures sont finalement très différentes. Des différences qui ne se limitent pas, comme on le dit trop souvent, à la forme des projecteurs (très critiquée) et des feux arrière. C’est en fait l’ensemble de la carrosserie qui a été redessiné, de même que l’aménagement intérieur, notamment le tableau de bord. Extérieurement, les variantes entre les modèles de la gamme sont minimes et portent essentiellement sur les roues (en acier et à enjoliveur sur les XJ6, en alliage sur les Sovereign). Le distinguo entre les Jaguar et la Daimler se situe au niveau des sigles, bien sûr, de la calandre (ci-dessus), la Jaguar étant privée des traditionnelles cannelures Daimler, mais surtout du niveau de finition (qualité des bois, des cuirs et de la sellerie).

 

La première XJ a vu le jour en 1968, inaugurant une longue série de berlines de grande classe dans laquelle s’inscrit directement la voiture actuelle, qui conserve d’ailleurs les deux lettres de référence. Voiture du redressement, la XJ d’aujourd’hui (elle fut présentée en 1986) peut être considérée comme une Série 4, résultat d’une évolution lente, mais radicale du modèle d’origine.

 

La robe de la Série 3 continuera d’être utilisée pendnant quelques années sur la prestigieuse XJ12 qui, comme son nom l’indique, utilisera le fameux V12 Jaguar qui semble avoir décidément bien du mal à se loger sous le capot de la nouvelle voiture. Le V12 rejoindra finalement la caisse de la XJ de nouvelle génération.


Un nouveau six en ligne

La Série 4 sanctionne la fin de carrière d’un moteur historique qui, de la XK à la XJ, équipa presque toutes les voitures de la marque. Le nouveau groupe, sans renier évidemment un héritage aussi exceptionnel, affiche une personnalité qui lui est propre.

 

L’AJ6, puisque tel est son nom, est apparu d’abord en 3,6 litres (monté depuis 1983 sur le coupé XJS), qui deviendront 4 litres en 1989. La version de "base" recevra d’abord un 2,9 litres, puis une version 3,2 litres de l’AJ6 à partir d’octobre 1990.

 

L’AJ6 est évidemment un six cylindres en ligne dans la plus pure tradition Jaguar (qui ne renie cependant pas le V12 !), coiffé d’une superbe culasse à 2 arbres à cames en tête commandant 24 soupapes, et associé à une injection électronique Lucas.

 

Parfum du cuir

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L’aménagement intérieur des Jaguar est le résultat d’une longue tradition très "british" qui fait de ces voitures d’authentiques salons roulants. Si les versions de base ne bénéficient "que" de tweed marié à des bordures de cuir, la peau est largement présente dans les Sovereign, des sièges (en haut, à gauche) aux garnitures de portières (en haut, au centre), en passant par les confortables appuies-tête (en bas, au centre) à éclairage incorporé. Ce luxe très traditionnel n’est pas incompatible avec le modernisme, comme en témoignent le réglage électrique multidirectionnel des sièges avant (en haut, à droite) et la console de l’ordinateur de bord, judicieusement placée à droite du volant (en bas, à gauche). En bas à droite, l’étonnant levier de commande à grille en U de la boîte automatique ZE à 4 rapports et 2 programmes (normal et sport). A noter la magnifique console revêtue de loupe de noyer et de cuir assorti à la sellerie et aux garnitures.

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Il fait merveille aussi bien avec sa boîte mécanique à 5 vitesses qu’avec sa remarquable boîte automatique ZF à 4 rapports et 2 programmes. Avec la boîte mécanique, le 0 à 100 km/h est couvert par la 4 litres en 8,1 s, et le cap des 220 km (sur circuit, bien sûr) est allégrement franchi, pour des consommations que bien d’autres peuvent lui envier.

 

Ainsi se trouve définitivement démentie la réputation de dévoreuses de carburant qu’avaient les Jaguar (à laquelle contribua largement le V12).


Une robe bien sage

S’il est une marque qui sait ce que le changement dans la continuité veut dire, c’est bien Jaguar. Prises séparément, une Série 3 et une Série 4 se ressemblent tellement qu’il semble qu’on a seulement remplacé les phares ronds par des rectangulaires, et qu’on s’est contenté de modifier la forme des feux arrière.

 

Mettez l’une à côté de l’autre une XJ12 (Série 3) et une XJ6 (Série 4), et vous découvrirez qu’il s’agit de deux voitures bien différentes, l’une toute en rondeurs subtiles, l’autre aux lignes tendues et délicatement adoucies. La robe reste sage, fidèle au style et à la tradition Jaguar.

Une technologie avancée

Le traditionalisme des formes (et de l’aménagement intérieur) des nouvelles Jaguar dissimule un potentiel technologique qui les place parmi les voitures les plus actuelles.

 

Un nouveau moteur pour la XJ6

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Conçu dans le cadre du programme XJ4O, le nouveau moteur AJ6 s’inscrit dans la tradition des grands six cylindres en ligne Jaguar, tout en capitalisant le meilleur de la technique actuelle. Moteur tout alliage d’aluminium (bloc comme culasse), il adopte une magnifique culasse à 24 soupapes. Les deux arbres à cames en tête attaquent directement les queues de soupapes, par l’intermédiaire de poussoirs. Présenté d’abord en version 4 litres, l’AJ6 est désormais aussi disponible en 3,2 litres, cylindrée obtenue par simple réduction de la course. Ce dernier remplace le 2,9 litres à simple arbre à cames en tête monté jusqu’alors
sur la XJ6 de base.

 

Moteur tout alliage d’aluminium, 24 soupapes, injection et allumage à commandes électroniques couplées, double échappement catalytique à faible perte, transmission automatique ZF à contrôle et gestion électronique (à programmes sport et normal) sur la 4 litres, régulateur électronique de vitesse (en série sur les Sovereign), freinage antiblocage Teves, correcteur d’assiette (en série sur la Sovereign 4 litres), ordinateur de bord multifonction à commande sur tablette à main droite et affichage des informations au tableau.

 

Le classicisme britannique ne perd pas ses droits ; il en gagne et met dans les années 1990 le fleuron de son industrie automobile au niveau d’une concurrence (essentiellement allemande) qui était jusqu’à présent triomphante.


Luxe et raffinement

Le nom de Jaguar est associé indissolublement à la notion de cuir, de bois précieux, de moquette épaisse et de finition soignée. Pour le grand public, il y a "une" Jaguar, comme il y a "une" Rolls ou "une" Bentley. En fait il y a "des" Jaguar et "des" Daimler, les deux marques sous lesquelles sont alors distribuées ces voitures prestigieuses.

 

Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans la terminologie adoptée par Jaguar pour désigner ses modèles, en particulier ses berlines. L’appellation XJ6 désigne désormais le "bas de gamme" et la désignation Sovereign le haut de gamme Jaguar.

 

Ronce ou loupe de noyer

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Ronce de noyer pour la XJ6, loupe pour la Sovereign et la Daimler : le bois précieux ponctue harmonieusement l’intérieur de ces somptueuses limousines. Au centre d’un volant capitonné, le félin de la marque ou la signature de Daimler. Le tableau des versions 1991 retrouve des cadrans ronds sur fond de bois précieux. Il intègre discrètement témoins et indicateurs (invisibles hors fonctionnement) associés à l’ordinateur de bord.

 

Quant à l’appellation Daimler, elle désigne la version la plus raffinée de la berline six cylindres. Les véhicules de caisse Série 3, à moteur V12 sont alors appelés Jaguar V12 et Daimler Double Six.

 

Toutes ces versions bénéficient évidemment dun luxe exceptionnel, les différences portant essentiellement sur l’abondance plus ou moins grande du cuir et du bois précieux. A titre d’exemple, la Daimler possède des tablettes en marqueterie aux places arrière, intégrées aux dossiers des sièges avant, dont sont "privées" les Jaguar. On trouve une banquette arrière unique sur la Jaguar, des sièges à assise séparée à l’arrière sur la Daimler.

 

Extérieurement, bien peu de choses distinguent ces modèles, les différences portant essentiellement sur les roues ou leurs enjoliveurs et les sigles (encore qu’il soit impossible de distinguer extérieurement une Sovereign 3,2 litres d’une 4 litres, si ce n’est aux joncs chromés qui encadrent les feux arrières sur la 4 litres).


Spécifications techniques XJ 1991

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Moteur AJ6 3.2

Alésage 91 mm

Course 83 mm

Nombre de cylindres 6 à 2 ACT

Disposition des cylindres en ligne

Nombre de soupapes 24

Cylindrée 3 239 cm3

Taux de compression 9,75:1

Puissance maxi 200 ch à 5 250 tr/mn

Couple maxi 29,8 m.daN à 4 000 tr/mn

Alimentation injection électronique Lucas

Vitesse

  • maxi 211 km/h
  • 0 à 100 km/h 9,1 secondes

 

Moteur AJ6 4.0

Alésage 91 mm

Course 102 mm

Nombre de cylindres 6 à 2 ACT

Disposition des cylindres en ligne

Nombre de soupapes 24 Cylindrée 3 980 cm3

Taux de compression 9,5 : 1

Puissance maxi 223 ch à 4 750 tr/mn

Couple maxi 37,7 m.daN à 4 000 tr/mn

Alimentation injection électronique

Vitesse

  • maxi 222 km/h
  • 0 à 100 km/h 8,1 secondes

 

Boîte de vitesses automatique à 4 rapports à deux programmes (normal et sport) mécanique à 5 vitesses

Transmission propulsion

Suspension train avant roues indépendantes, triangles supérieurs et inférieurs de longueurs inégales, à caractère antiplongée au freinage, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques séparés, barre antiroulis.

Suspension train arrière roues indépendantes, porte-moyeux articulé sur triangle inférieur, demi-arbre de roue faisant office de triangle supérieur, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs coaxiaux.

Freins à disque (ventilé à l’avant), antiblocage Teves.

Direction à crémaillère, assistée

Pneumatiques 225/65 VR 15

 



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Voir aussi :
Jaguar XJ6 et Sovereign XJ40
Jaguar XF
Jaguar XK


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