Comparateur assurance auto

350€ d’économies en moyenne pour les mêmes garanties

100% gratuit, Sans engagement

Citroën GS : une mini DS ?

<< Retourner au Guide

Une mini-DS : la Citroën GS / GSA

01_Citroen_GS_420
De 1961 à octobre 1970, la gamme Citroën offrait un trou béant entre l’AMI et l’ID 19 ; une carence grave qui ne fut certainement pas étrangère aux difficultés financières qui allaient toucher la marque (à vrai dire coutumière du fait). Une dizaine d’années, donc, mises à profit pour peaufiner un beau projet : offrir à la clientèle maison une 6 CV très sophistiquée, performante, et aussi confortable qu’une DS.
03_Citroen_GS_420


La plus petite des Citroën à suspension hydropneumatique

02_Citroen_GS_420
Alors qu’elle semblait devoir rester réservée à des modèles de luxe, la suspension hydropneumatique fait en cette occasion, pour la première (et unique fois), son apparition sur une "petite" voiture, à la grande joie de tous ceux qui, ayant eu une DS ou une ID, voulaient, pour une raison ou pour un autre (souvent la retraite), "descendre en gamme".
Toujours pour satisfaire cette clientèle fidèle, la GS sera rapidement proposée en version semi-automatique Cmatic, c’est-à-dire avec une boîte à 3 rapports et convertisseur de couple, permettant de faire disparaître la pédale d’embrayage. Une solution hybride qui, malgré les efforts de la marque ne convaicra pas vraiment, surtout sur une voiture qui restera toujours sous-motorisée.
Pour faire bonne mesure, Citroen présentait une voiture très bien équipée, à la planche de bord futuriste, où le tachymètre se présentait sous la forme d’une loupe derrière laquelle tournait un tambour donnant la vitesse et les distances de freinage sous forme d’indications chiffrées on retrouvera le fameux "cyclope" sur la CX Série I et sur la BX. La version Club bénéficiait d’un compte tours à aiguille, et de projecteurs à iode très exceptionnels, à l’époque, sur une voiture de cette catégorie.


Un petit flat-four pour la GS

06_Citroen_GS_420
Depuis longtemps déjà, chez Citroën, certains ne juraient que par le moteur boxer, c’est-à-dire à cylindres à plat opposés. La formule avait fait ses preuves sur la 2 CV, mais aussi chez Panhard, tombe quelques années plus tôt sous le contrôle de la marque aux chevrons. On murmure que la DS aurait dû avoir un six-cylindres à plat qui ne fut jamais au point, et aurait été remplacé, in extremis par le bon vieux moteur de la Traction à peine modifié. On dit aussi que le moteur de la GS serait sorti tout droit des cartons des ingénieurs de chez Panhard, qui l’auraient destiné à la remplaçante de la PL17 et de la 24 CT/BT.
La GS crée la surprise, avec son quatre cylindres (flat-four) boxer à arbres à cames en tête (1 arbre par rangée de cylindres) refroidi par air ; une formule qui sera retenue par Alfa-Romeo à la même époque, pour une voiture tout à fait comparable : l’Alfasud. Comme souvent chez Citroen, la voiture connaîtra un certain nombre de problèmes techniques de lancement, qui se traduiront, notamment, par une fragilité de la distribution (arbres à cames, courroies de distribution) qui entamèrent durablement (et injustement) la réputation du modèle.
Le moteur de la GS, qui intégrera la coque de la Visa Super et celle de la franco-roumaine Axel, évoluera peu, au grand dam d’une clientèle qui aurait aimé voir passer la limite de 1,3 let la barrière des 65 ch que ne transgressera jamais la voiture (à titre de comparaison, le moteur boxer Alfa Romeo hérité de l’Alfasud, et donc comparable au moteur Citroen, toujours commercialisé en 1992, développe 137 ch dans sa version 16 soupapes 1,7 1 à injection électronique) ; regrets éternels. Le manque de puissance (55 ch obtenus au régime élevé de 6 500 tr/mn) et de couple (7,2 mkg à 3 500 tr/mn) du petit 1 015 cm3, dont était équipée la voiture lors de sa sortie, sera unanimement dénoncé par la critique.


Un Cx exceptionnel pour la... GS

08_Citroen_GS_420
Si la mécanique souffre quelques critiques, la ligne de la voiture est appréciée, en dépit d’un arrière tronqué qui surprend pour l’époque, mais contribue à un excellent Cx (0,32), qui sera encore amélioré quelques années plus tard. C’est grâce à ce profil excellent et à un poids modéré (un peu plus de 900 kg) que la GS peut compenser sa sous-motorisation et atteindre la vitesse de pointe respectable de près de 150 km/h (la nervosité, en revanche n’est pas exceptionnelle, avec seulement 40 s aux 1 000 m). En dépit de ce très bon Cx, la GS se révélera toujours très gourmande en carburant, les premières versions se montrant incapables de descendre en dessous de 10 litres/100 km ; un défaut jamais totalement corrigé, qui pénalisera beaucoup le modèle lors des chocs pétroliers successifs.

Confort et sécurité : les atouts de la Citroën GS

07_Citroen_GS_420
S’il est bien un domaine où la GS marqua des points, ce fut celui du confort, avec une suspension hydropneumatique bien adaptée aux données spécifiques de cette petite voiture. Traction avant bien équilibrée, la GS montre alors une tenue de route sans faille, un freinage exemplaire grâce à 4 freins à disque (pour la première fois sur une Citroen) assistés puissants, dont le seul défaut était, sur les premiers modèles, de "manger" très vite les plaquettes. La direction est sûre et précise, mais l’absence d’assistance (qui aurait pu être réalisée à peu de frais) rend les manoeuvres de parking assez pénibles.


Les évolutions de la Citroën GS

09_Citroen_GS_420
Octobre 1970 : présentation de la GS avec le moteur 4 cylindres à plat de 1015 cm3 en versions berline Confort et Club.
Septembre 1971 : présentation du break GS.
Septembre-1972 : la GS 1220 reçoit un moteur de 1222 cm3. La GS 1015 n’est plus disponible en finition club.
Septembre 1973 : présentation de la GS Birotor.
Septembre 1974 : présentation de la GS X2 qui reçoit le moteur de la 1220 dans une évolution un peu plus puissante (65 ch). Apparition d’une finition Pallas (GS 1 220).
Septembre 1976 : calandre et arrière redessinés.
Septembre 1977 : la GS 1130 remplace la GS 1015, résultat d’une augmentation de la cylindrée.
Septembre 1978 : la GS X3 remplace la GS X2.
Juillet 1979 : présentation de la GSA qui remplace la GS. Deux motorisations ont proposées : le 1129 cm3 en berline et break ; le 1299 cm3 en berline en finition Spéciale, Club, Pallas et X3 et en break, en finition Spécial ou Club.
Juillet 1982 : présentation de la GSA Xl qui remplace la GSA Club.
Juillet 1983 : disparition du moteur 1130cm3.
Juillet 1985 : disparition des GSA Xl et Pallas.
Juillet 1986 : arrêt de production de la GSA.

Une évolution limitée

L’évolution de la GS se limitera à deux accroissements de cylindrée et à un restyling en juillet 1979, concrétisé essentiellement par une amélioration aérodynamique (le Cx descend à 0,30) et l’adoption d’un hayon arrière faisant de la GSA une deux-volumes. Ce sera aussi l’occasion d’une redéfinition totale de l’aménagement intérieur avec l’adoption de satellites et d’une planche de bord aussi futuristes que peu commodes. A côté des versions Confort, Spécial Club et Pallas, on aura vu apparaître les modèles "X" (de 1 à 3) n’ayant de sportif qu’un équipement extérieur plus décoratif qu’efficace, les GSX restant dotées du moteur normal, à peine musclé. En dépit d’indéniables qualités, la GS n’aura jamais pu combler son retard de départ et n’aura pas confirmé les espoirs mis en elle.


Caractéristiques techniques de la Citroën GS

04_Citroen_GS_420
Moteur GS 1015 : Quatre-cylindres à plat (flat four)
Cylindrée : 1015 cm3
Alésage x course = 74 x 59 mm
Taux de compression : 9 à 1
Puissance maxi : 55 ch à 6 500 tr/mn
Refroidissement : par air
Distribution : par un arbre à cames en tête (1 par rangée de cylindres) ;
Carburateur : Solex double corps 28 CIC
GS 1220 (septembre 1972)
Mêmes caractéristiques sauf :
Cylindrée : 1222 cm 3
Alésage x course = 77 x 65,6 mm
Taux de compression : 8,2 à 1
Puissance maxi : 60 ch à 6 000 tr/mn
GS 1130 (septembre 1977)
Mêmes caractéristiques que GS 1015 sauf :
Cylindrée : 1129 cm3
Alésage x course = 74 x 65,6 mm
Puissance maxi : 56 ch à 5 700 tr/mn
GS 1300 (septembre 1979)
Mêmes caractéristiques que GS 1220 sauf :
Cylindrée : 1299 cm3
Alésage x course = 79,4 x 65,6 mm
Puissance maxi : 65 ch à 5 500 tr/mn
Transmission : Rouesavant motrices
Boîte de vitesses : mécanique à 4 ou 5 rapports, ou semi-automatique à 3 rapports et convertisseur de couple.
Suspension : hydropneumatique à hauteur constante, 4 roues indépendantes.
Direction : à crémaillère.
Freins : à disque sur les 4 roues, assistés à haute pression en liaison avec la suspension.
05_Citroen_GS_420

GS ou GSA

10_Citroen_GS_420
Présentée au Salon de Paris 1970, la GS se présentait sous la forme d’une berline trois volumes assez compacte, de ligne très aérodynamique, offrant des qualités de confort, de tenue de route et de freinage exceptionnelles. Il faudra attendre près de 10 ans pour voir évoluer sa ligne, avec une amélioration de son CX (0,30) mais surtout l’adoption d’un hayon à la place de l’étroit portillon arrière qui obligeait pratiquement à plonger dans le coffre pour en atteindre le fond. La GSA (ci-dessous) bénéficiait d’un restyling profond touchant aussi l’aménagement intérieur et la planche de bord, qui, après une courte interruption, retrouvait son tachymètre à tambour ; le tableau de bord avait désormais "deux yeux", le compte-tours, comme sur la CX, étant également à tambour.

Une voiture sophistiquée

Une architecture moderne bénéficiant de la suspension hydropneumatique, un moteur à rendement élevé (mais de trop faible cylindrée), et un groupe motopropulseur bien équilibré furent des atouts mal exploités par Citroen.

Un beau restyling pour la GSA

Les stylistes de Citroen ont toujours réussi le restyling des modèles de la marque ; ce fut le cas avec l’avant de la DS, avec celui de la Visa, et plus récemment avec la Cx, pour laquelle on put parler de Série 2 ; c’est ainsi qu’il faut considérer la GSA. L’évolution aérodynamique touche l’ensemble de la carrosserie et plus particulièrement l’avant. Elle bénéficie désormais (enfin !) d’un hayon modifiant totalement l’arrière, et faisant de la voiture une deux-volumes. Enfin, l’aménagement intérieur et plus particulièrement l’instrumentation se transforment : les commandes au volant sont désormais regroupées sur des satellites et les voyants sont associés à un schéma signalétique lumineux du véhicule localisant les points de contrôle. Cette évolution futuriste de l’équipement du poste de conduite ne fut pas unanimement appréciée.
11_Citroen_GS_420

 



Le saviez-vous ?
Il existe des assurances auto à partir de 11€ / Mois ! En 2 minutes, nos internautes économisent 350€ / an. Obtenez immédiatement le meilleur prix en utilisant notre comparateur d'assurances auto

Voir aussi :
Austin Mini : les origines (1959 - 1984)
Citroën DS5
Citroën DS4


Retrouvez nos 6 grandes catégories :
- Equipements de voiture
- Mécanique
- Modèles de voitures
- Prototypes
- Réglementation
- Voitures anciennes
- Voitures électriques