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Chrysler, les Concept Cars

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La dernière décennie de ce siècle voit la renaissance du besoin de rêve des automobilistes ; dans une société dont le niveau de motorisation approche de la saturation et où les voitures conçues dans les années 1975-1985 furent marquées par le fonctionnalisme et la sobriété, au point de presque toutes se ressembler. Ce phénomène était pourtant latent, comme le prouvent le succès de véhicules sortant de l’ordinaire, tels que la Renault Espace ou les voitures de sport japonaises récentes.
On ne doit pas s’étonner que Lee lacocca, figure turbulente de l’industrie automobile américaine, ait pressenti très tôt cette tendance et ait su communiquer à son état major sa volonté de relancer la création automobile pure. Il est certain que la création de voitures expérimentales constitue un excellent exercice pour stimuler la créativité de bureaux d’études.
Car ceux-ci finissent par s’endormir à l’abri des carcans constitués par des études de marketing qui se ressemblent toutes et des normes variées (résistance aux chocs, pollution, etc.) de plus en plus contraignantes. Jadis, Lee lacocca avait déjà bousculé les habitudes de la vénérable compagnie Ford (au point d’ailleurs de finir par se fâcher avec Henri Ford II), notamment en faisant lancer la Mustang. Après avoir ramené Chrysler du bord de l’abîme, Lee lacocca a "récupéré" chez Ford certains de ses anciens comparses.

 


La Dodge Viper : petite-fille des Cobra

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L’un des projets les plus remarquables a été enfanté par une équipe d’enthousiastes, animée par Bob Lutz, avec le Français François Castaing dirigeant l’ingénierie, Tom Gale le style, et un homme dont le nom à lui seul est synonyme de voitures de sport : Carroll Shelby, le "sorcier" qui transforma les Mustang en Cobra. Ce projet, dévoilé à un public fasciné lors du Salon International de Francfort de 1989, est le prototype Dodge Viper RIT 10. L’engin attire déjà par sa ligne qui, selon un concept cher à lacocca "donne l’impression de s’apprêter à bondir à l’arrêt".
Ce cabriolet de sport se caractérise par sa ligne très basse (1,17 m de haut seulement), son "mufle" surbaissé évoquant l’entrée d’air d’un chasseur à réaction, la poupe fuselée, et le large arceau coiffant l’arrière de l’habitacle. Une ligne soulignée par le pare-brise teinté, dont les montants intègrent complètement les rétroviseurs extérieurs, et les échappements latéraux. Le moteur V10, de 8 litres de cylindrée, développe, après être passé entre les mains de Shelby, la très respectable puissance de 375 ch ; le couple n’est pas moins impressionnant, puisqu’il atteint 62 m.daN (soit près du double de celui d’une Porsche Carrera !).
Enfant de la compétition, la Viper l’est encore plus quand on remarque ses pneumatiques 275/40 ZR à l’avant et 335/35 ZR 17 à l’arrière. Les trains roulants dérivent directement de ceux des prototypes de Daytona ou du Mans : doubles triangles et jambes de force à l’avant. Le tableau de bord rappelle celui des voitures de compétition des années 60 et le poste de pilotage ressemble à celui d’un bateau de course off-shore. Originale, inimitable, la Viper doit certainement offrir à son pilote des sensations assez rares. Chrysler ayant décidé de transformer l’essai en une production de série, il y a fort à parier que la version "commerciale" de la Viper sera sans doute un peu assagie, sous la pression des autorités d’homologation, tant américaines qu’européennes.
Mais tel qu’il est, ce bolide n’est pas à mettre entre les mains du premier venu, eût-il les moyens de se le payer ; sans parler de la consommation et de la vignette paramètres certes incongrus lorsqu’il s’agit d’un engin aussi "extraterrestre" ! Voir ainsi revenir d’outre-Atlantique un engin qui peut damer le pion aux bolides italiens dément les augures des Cassandre qui avaient, un peu vite, pronostiqué le déclin d’une industrie durement touchée par la concurrence japonaise.

 


Stop devant la “300”

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Les ingénieurs de Chrysler n’ont certainement pas fini de nous étonner, comme le prouvent les "Concept Cars" qu’ils ont dévoilés au début de 1991. A commencer par la surprenante Chrysler 300, un véhicule dont le cahier des charges est parti de cette boutade de Bob Lutz : "Dessinez-moi une voiture qui fera s’arrêter les passants, quelque chose qui provoque des embouteillages." Ensuite, on demanda aux ingénieurs de l’équipe des projets avancés de Neil Walling de proposer des solutions techniques innovatrices en matière d’aménagement intérieur. On a donc bien marqué la séparation entre le pilote et ses hôtes le poste de conduite est traité tout en noir, volant et siège compris, et franchement isolé du reste de l’habitacle.
05_chrysler_150Pour les trois passagers : sièges individuels à bouches de climatisation intégrées dans les dossiers, liseuses combinées avec un éclairage transversal par fibres lumineuses, du cuir somptueux et du bois précieux ; ils disposent en plus de la télévision, du téléphone et d’écouteurs individuels. Le système d’ouverture des portes constituant sans doute lune des plus grandes originalités de ce qu’il faut cependant considérer comme une automobile, puisque Chrysler envisage sérieusement de l’inscrire à son catalogue. Pour mettre en route le V-10 "Copperhead" de 8 litres de cet engin, le pilote utilise une carte magnétique codée.
Le moteur est accouplé à une boîte automatique à 4 rapports. Il est prévu qu’il puisse consommer les nouveaux carburants "alternatifs" non-pétroliers. La Chrysler 300 se caractérise, outre sa ligne alliant originalité et parfum des bolides passés, par ses jantes géantes, de 19 pouces à l’avant (pneus de 275/40 R 19) et de 20 pouces à l’arrière (pneus de 335/40 R 20). Sur un empattement de 3,198 m, la Chrysler 300 a une longueur de 5,245 m, une largeur de 1,938 m et une hauteur de 1,30 m ; sa voie AR (1,60 m) est légèrement plus faible que la voie AV (1,651 m).
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Dodge Néon écolog’auto

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La Dodge Néon, qui trônait aux côtés de la Chrysler 300 lors des Salons américains du printemps 1991, répond à des préoccupations tout à fait différentes, et même franchement opposées. Thomas C. Gale, le directeur du design de Chrysler, la présente comme ’une somme de solutions aux problèmes actuels d’environnement, associée à un concept de voiture amusante à utiliser". Les portes coulissantes de la Néon dégagent un espace accueillant, avec ses sièges amovibles à ossature tubulaire (qu’on croirait directement empruntés à une 2 CV) habillés de tissus mode.
Ronde de partout, la ligne s’intègre à l’environnement, avec un parti pris d’éliminer toute excroissance agressive. Mais c’est sous le capot que se loge la principale innovation technologique : un moteur EBDI (External Breathing Direct Injection) qui délivre 100 ch pour une cylindre de 1 100 cm3 seulement. C’est un moteur deux-temps sans soupapes, à vilebrequin monobloc, qui contient deux fois moins de pièces en mouvement qu’un moteur classique et pèse 40 % de moins à puissance égale, avec une excellente courbe de couple à bas régime.
La compacité de ce moteur a permis de réserver un espace intérieur maximum dans une longueur hors tout de 4,26 m et une largeur de 1,689 m, pour un empattement de 2,642 m et une voie de 1,483 m (une taille très compacte selon les standards américains). Malgré une hauteur de 1,453 m seulement, la Néon offre une grande habitabilité, due à sa forme qui rappelle celles des Coccinelle et des 2 CV. Ce projet rassemble de nombreuses solutions "écologiques" pour réduire les émissions polluantes, tant au cours de sa fabrication que de sa vie utile. La Dodge Néon comporte même un compacteur à ordures à cassette amovible et pratiquement tous ses éléments sont recyclables et réutilisables.
Les pièces intérieures d’habillage sont repérées selon le type de matière plastique, afin de faciliter leur traitement en recyclage. Les jantes sont réalisées en aluminium recyclé et la finition de la carrosserie est confiée à une peinture hydrosoluble, sans aucun solvant chimique. Les vitres sont en verre absorbant le rayonnement ultra-violet. A la base du pare-brise se trouve un couvercle donnant accès aux bouchons de niveau de liquide de refroidissement, d’huile moteur et boite et de lave-glace, sans avoir à ouvrir le capot.

 


Une Jeep à six baquets

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La Division Jeep, que Chrysler a récupérée en rachetant American Motors à Renault, bénéficie également de ces recherches. Elles sont concrétisées par la Jeep Wagoneer 2000 qui vise le haut de gamme du marché des véhicules familiaux de loisirs. Il se place dans la lignée des "grands wagoneers" actuels, avec un moteur V8 tout alu. L’aménagement intérieur comporte deux banquettes à sellerie cuir qui se transforment en 6 places chaque banquette intégrant en son centre un siège qui peut être reculé pour obtenir 3 sièges-baquets, soit une configuration 6 places 2 + 2 + 2.
Les trois sièges centraux sont équipés d’accoudoirs qui se démasquent lorsqu’on les recule. Au milieu de l’habitacle, une console abrite, sur un tiroir réglable en hauteur, un ensemble "ludique" équipé d’un récepteur TV, d’un magnétoscope et d’une chaîne stéréo à CD laser. En s’ouvrant, les portes font sortir des marchepieds escamotés dans les seuils. A l’arrière, le hayon peut être rabattu vers le bas auquel cas, il démasque des strapontins de type "salle de cinéma". Un détecteur à cellules solaires, plaqué sur l’auvent de planche de bord, commande la mise en route automatique du conditionnement d’air à l’arrêt, quand la température à l’intérieur dépasse un seuil critique.
Ainsi, les passagers de la Wagoneer 2000 trouveront toujours un habitacle frais, même lorsque le véhicule sera resté stationné en plein soleil. Le toit (un hard-top escamotable) et les montants arrière intègrent des déflecteurs aérodynamiques empêchant les salissures de la lunette et des feux arrière. Enfin, la Wagoneer 2000 est dotée d’un système de remorquage qui s’escamote complètement dans le bavolet de la face arrière, lorsqu’on ne l’utilise pas.

 


Du rêve à la réalité

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Lors de sa présentation, la Viper a soulevé un réel enthousiasme, tant au Salon de Chicago qu’à celui de Francfort, en septembre 1989. Ce qui a amené Chrysler à conduire un test de clientèle pour vérifier si cet intérêt pouvait être concrétisé en commandes fermes. La réponse fut très positive, tant en Europe qu’aux États-Unis. Ce qui a conduit les dirigeants du constructeur américain à décider de mettre la Viper en fabrication et de la commercialiser. Le lancement mondial de la version de série s’effectuera lors du Salon International de Francfort, en septembre 1991.

La noblesse d’un pur-sang

03_chrysler_150Tout dans cet engin sort de l’ordinaire. Son poste de pilotage, tout habillé de cuir rouge renforcé de fibre de verre, abrite deux sièges baquets de type "oft-shore", séparés par le tunnel de la transmission, généreusement capitonné pour éviter que les occupants de ces sièges "n’attrapent des bleus aux genoux dans les virages". Le moteur, qui rutile de chromes, est accolé à une boîte mécanique à 5 vitesses.
Les rétroviseurs extérieurs sont complètement intégrés aux montants du pare-brise, teinté en noir, et les échappements jaillissent de chaque côté de larges ouïes qui coupent la ligne de fuite des ailes avant. La Viper R/T 10 mesure 4,36 m de long et 1,92 m de large pour un empattement de 2,44 m.

Quatre portes “en pétales”

La Chrysler 300 regorge d’idées nouvelles, à commencer par ses ouvertures si les portes avant ouvrent normalement, celles de l’arrière s’ouvrent en sens inverse. Pour la sécurité, on ne peut ouvrir une porte arrière que si celle de l’avant est déjà ouverte. La suppression du montant central facilite l’accès des passagers, bercés dans des sièges dotés de leur climatisation individuelle, intégrée au dossier.

 


Jantes : 19" à l’AV, 20" à l’AR

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Une ligne qui allie harmonieusement l’air "rétro" d’une Facel Vega (voire la calandre de certaines Bugatti) et la fluidité d’une jaguar E qui aurait grossi : la Chrysler 300 ravira les nostalgiques. Mais la modernité des solutions techniques qu’elle intègre ne décevra pas ceux qui sont blasés par les voitures actuelles.

Le domaine du pilote

11_chrysler_150Dans la Chrysler 300, les domaines respectifs du pilote et des passagers se trouvent nettement séparés. Le pilote dispose d’un poste au revêtement uniformément noir, ce qui est sensé limiter les causes de distraction de son attention. À noter la disposition enveloppante des voyants et commandes et la sobriété de la planche de bord proprement dite, qui ne conserve que les informations essentielles au pilotage de l’engin. La banquette centrale intègre l’accoudoir droit et sépare le poste de pilotage du reste de l’habitacle elle porte le levier de commande de la boite automatique et les commandes de confort et de convivialité. À noter la forme ergonomique du volant, tout gainé de cuir noir, avec ses "repose-pouces".

Une “Deuche” pour l’an 2 000 ?

10_chrysler_150La Dodge Néon correspond à un concept qui fit la fortune de la Citroën 2 CV. Il semble que certaines solutions de la géniale petite "deuche" sont toujours d’actualité, comme le prouve la conception des sièges -amovibles- de la Néon, ou son toit coulissant, qui rappelleront bien des souvenirs aux nostalgiques des "sixties".
À noter la sobriété du poste de conduite qui, à l’inverse de la Chrysler 300, est en totale symbiose avec le reste de l’habitacle. Les portes latérales coulissantes facilitent les échanges entre la voiture et son environnement. Pour le coffre, il est prévu au choix un couvercle classique ou un coffre à conteneur-tiroir amovible. L’auto radio est en fait un système de baladeur qui s’intègre dans la voiture lorsque son possesseur est à bord.

 


Une ligne “anti-agressive”

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Voiture conviviale et écologique, la Dodge Néon cherche à se fondre harmonieusement dans l’environnement, quel qu’il soit. D’où ses lignes rondes, tout à fait à l’opposé des formes agressives des bolides de rêve que sont la Viper ou la Chrysler 300. La Néon se veut placide et accueillante, compacte pour occuper le moins d’espace possible, mais néanmoins très logeable, avec un intérieur facilement transformable selon l’humeur de ses occupants.

Un espace modulable

13_chrysler_420La Jeep Wagoneer 2000 a une ligne très fluide, conçue pour ne pas déparer le plus joli country club de golf. Les rétroviseurs extérieurs sont remplacés par une caméra de télévision placée à l’arrière. Elle est chaussée de pneumatiques taille ultra surbaissée : 275/45-20 à l’avant et 335/45-20 à l’arrière. Les jantes en alliage, de 20 pouces sont équipées d’enjoliveurs à 5 pales recouvrant le flanc des pneus. Sur un empattement de 3,505 m, ce véhicule a une longueur hors tout de 5,032 m, une largeur de 2,040 m et une hauteur de 1,715 m. Les trains de roulement ont une voie légèrement différente : 1,687 m à l’avant et 1,676 m à l’arrière.



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Voir aussi :
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