Comparateur assurance auto

350€ d’économies en moyenne pour les mêmes garanties

100% gratuit, Sans engagement

Les travaux de tôlerie automobile (matériel)

<< Retourner au Guide

Soumise à la menace de la rouille, la tôle est également très vulnérable aux chocs, qui la déforment facilement. Compte tenu de la réglementation des assurances - perte du bonus en cas d’accident en tort ou en tort partagé -, on a souvent tendance à ne pas faire effectuer les petites réparations. La voiture se dégrade progressivement, surtout en ville, où les occasions de chocs sont fréquentes, y compris et surtout lorsque la voiture est garée au bord du trottoir. Si l’on n’intervient pas, la voiture se dévalorise rapidement, au point de devenir pratiquement invendable, même si l’intérieur et la mécanique sont en parfait état. Pourtant, il suffit d’un minimum de matériel et de savoir-faire pour redresser une aile froissée ou un panneau de porte enfoncé.

281_1_200Découper la tôle

Autrefois, les voitures comprenaient de nombreux éléments et panneaux boulonnés, faciles, de ce fait, à démonter. Il n’en est plus de même aujourd’hui, où les monocoques, comme leur nom l’indique, comprennent une structure d’une seule pièce importante, et où les éléments rapportés sont le plus souvent soudés. Il est donc souvent nécessaire de découper une partie endommagée, d’où la nécessité des outils de découpe.

 

281_2_200Dans certains cas extrêmes, seul le chalumeau permet de déposer, par exemple, une aile. Bien qu’on sorte ici des limites habituelles des interventions de l’amateur, on sait que bien des bricoleurs utilisent des postes oxybutanes, version grand public du poste oxyacéthylénique du professionnel. Une lance spéciale permet de découper très facilement la tôle.

Plus simples, les burins à tôle ne permettent cependant qu’un découpage assez grossier de la tôle. Ce n’est en revanche pas le cas avec les cisailles, qui permettent un travail propre et précis.

282_1_200Limer la tôle

Les limes sont au métal ce que les râpes sont au bois. Elles sont souvent indispensables lors des travaux de tôlerie. Si une simple lime bâtarde suffit pour des petits travaux, là encore vous aurez besoin d’un outillage plus conséquent. Si un assortiment classique de limes (demidouce, simple taille, tiers-point et queue-de-rat) sera le bienvenu, c’est surtout d’une lime fraisée de carrossier, véritable rabot pour le métal, dont vous risquez d’avoir besoin. Il s’agit d’un outil à monture d’une grande efficacité. A défaut, vous trouverez dans le commerce des rabotslimes, ou rabots-bloc (Stanley), également très efficaces.


Redresser la tôle

Si vous ne disposez que d’un simple marteau, mieux vaut ne pas vous lancer dans la tôlerie, même dans les travaux apparemment les plus simples ; en frappant directement la tôle, vous ne ferez que l’étirer, transformant une bosse en creux et inversement !

 

Le tôlier professionnel utilise des outils de frappe spéciaux qui, seuls, pourront garantir la qualité du travail.

 

Le redressage s’effectue toujours avec deux outils, utilisés simultanément :

  • un marteau spécial,
  • un bloc de métal, placé sur la face opposée à celle sur laquelle on frappe.

279_1_200280_1_200

Suivant l’étendue des travaux à effectuer, vous pourrez vous contenter d’un outillage relativement universel, ou vous devrez, au contraire, acquérir une panoplie plus importante.

  • Pour les petits travaux, vous vous contenterez d’un marteau postillon, à panne ronde ou cylindrique d’un côté, carrée ou rectangulaire de l’autre, et d’un tas « universel » à deux faces.
  • Pour les travaux importants, vous y adjoindrez un marteau à planer et un marteau à rétreindre, ainsi qu’une série de tas de formes variées, permettant d’épouser à peu près tous les profils de carrosserie.
  • Un maillet en caoutchouc pourra également vous être très utile.

Débosseler la tôle

284_1_200

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la tôle est un matériau relativement malléable qui se travaille facilement... lorsqu’on sait s’y prendre et qu’on dispose du matériel nécessaire pour la former et la déformer. En théorie, toute tôle froissée ou bosselée est donc redressable. La seule vraie limite à la réparation d’une carrosserie tient à la déformation de certains éléments de la coque ou du châssis, qui peuvent rendre inutilisable une voiture. Seuls les professionnels disposent d’un matériel susceptible de remettre « en ligne » une coque, par de puissants vérins, et d’effectuer les contrôles de cotes garantissant la géométrie du véhicule.

 

En cas de choc important, ne vous lancez pas dans des travaux de tôlerie sans avoir consulté un spécialiste pour savoir si la voiture est réparable sans remise en ligne (voire sans remplacement pur et simple de la coque).

 

285_2_200Commencer par laver la tôle et, surtout, par nettoyer son revers, surtout s’il est exposé directement aux projections de boue (c’est le cas, par exemple, des passages de roues). Tout dépôt de boue séchée, parfois mêlée de fin gravier, risque de marquer la tôle lors du martelage.

 

Pour redresser la tôle il faut deux outils : un marteau spécial et un tas. Le premier sert à frapper, le second à faire masse de l’autre côté de la tôle, pour éviter le rebond sur le métal. Frapper du côté de la bosse, et disposer le tas du côté du creux ; ce qui revient le plus généralement à frapper de l’intérieur de la voiture. Pas toujours commode ! En cas d’inaccessibilité, il est travaillé en sens inverse.

 

Frappez par petits coups secs et rapprochés. Inutile de frapper fort et à grands coups ; le seul résultat serait d’allonger la tôle, rendant la réparation très difficile. Soyez donc patient, et travaillez très progressivement.

 

Attention : paradoxalement, les bosses très marquées sont souvent plus faciles à réparer que les multiples rayures pouvant provenir d’un frottement de deux carrosseries. Dans ce cas, la tôle est allongée, créant une sorte de longue ondulation. II faut utiliser ici un marteau à rétreindre, dont la panne est striée. Comme pour la bosse, le tas sera placé du côté creux des rayures, le marteau frappant de l’autre côté de la tôle.

Pour le défroissage, vous pouvez utiliser un maillet en bois, en plastique ou en caoutchouc.


Les finitions

Éliminer toute trace de rouille

La rouille, on le sait bien, est l’ennemie mortelle des carrosseries, qu’elle défigure, et qu’elle finit par percer et, dans certains cas extrêmes, par fragiliser.

 

Si les automobiles actuelles sont très peu sensibles à la corrosion, il n’en va pas de même pour les voitures des années 1970-1980, particulièrement vulnérables. Les constructeurs ont déployé des efforts considérables pour protéger peintures et tôles, palliant de cette façon la finesse du métal et le plus petit nombre de couches de peinture appliquées sur la carrosserie. Pour cela, des apprêts spéciaux sont appliqués dans des bains sous tension dits d’anaphorèse, ou de cataphorèse (suivant le sens de passage du courant).

 

Soumise cependant à rude épreuve, tant du fait de la pollution atmosphérique que des chocs et éraflures, la peinture a cependant bien du mal à protéger efficacement la tôle de la corrosion.

 

Véritable cancer de la tôle, la rouille doit être stoppée dès son apparition, faute de quoi elle progressera, souvent sous la peinture, cloquant ensuite celle-ci en même temps qu’elle aura rongé le métal. Aucune réparation de carrosserie ne saurait être durable sans l’élimination totale de la rouille, la moindre parcelle suffisant à faire reprendre la corrosion.

 

La technique la plus simple consiste à gratter, à poncer et à brosser les parties atteintes, jusqu’à mettre le métal totalement à nu (il doit briller). On utilise pour cela une brosse métallique, si possible rotative en bout de perceuse, et de la toile émeri. Dans certains cas, une lime sera nécessaire. L’abrasion de la rouille, bien qu’indispensable, se révèle souvent insuffisante, car elle ne permet pas d’éliminer complètement la corrosion.

 

C’est pourquoi on utilise désormais souvent des « inhibiteurs » de rouille, produits qui neutralisent celle-ci, la transformant dans certains cas en une pellicule solide qui, ensuite, peut être limée, poncée et peinte directement. Ces produits sont onéreux, mais ils garantissent seuls le résultat. Avant de repeindre la tôle, il est indispensable d’appliquer au moins une couche d’apprêt. Cette peinture spéciale favorise l’accrochage de la laque, et régularise la surface, éliminant, par exemple, les rayures résultant du ponçage. Mais l’apprêt contient aussi des agents anticorrosion qui limitent la progression de la rouille. Il ne faut donc pas négliger cette étape de préparation avant peinture.

Poncer la tôle

Pour la finition des travaux de tôlerie, et la préparation à la peinture, il est indispensable de poncer la tôle. Vous utiliserez pour cela, non du papier de verre classique, mais du papier abrasif à l’eau. Son grain de finesse est indiqué par un numéro (exemple : 60, 80...180, 220, 400, 600, 800, etc.), étant entendu que plus le nombre est élevé et plus le papier est fin. Le ponçage se fait le plus généralement à la main (avec une cale pour les parties plates), mais vous pouvez également utiliser une disqueuse rotative (plateau en bout de perceuse) ou vibrante (ponceuse orbitale) pour les travaux de dégrossissage.

273_1_200273_2_200

Mastiquer la tôle

Le redressage de la tôle dégrade évidemment la peinture qui, généralement, se craquèle sous les chocs. II est alors nécessaire de mettre la tôle à nue par le ponçage, puis de la repeindre. Avant cela, il faut préparer le support, notamment en enduisant la tôle avec du mastic. Celui-ci permettra également d’éliminer les imperfections, telles que les rayures résultant du ponçage.

283_1_200283_2_200

 

Le mastic traditionnel (le plus souvent de couleur rouge) est cellulosique ou nitro-cellulosique. Il est souvent remplacé aujourd’hui par des mastics polyester, proches de ceux utilisés pour la réparation des carrosseries en matière plastique. Il s’agit alors souvent de produits à deux composants comprenant le mastic lui-même et un durcisseur, qui fait « prendre » le mastic lorsqu’il entre en contact avec celui-ci. Pour que la réaction se fasse rapidement et correctement, il faut que la température extérieure soit d’environ 18 °C. Très résistant, ce type de mastic est du même coup très dur, ce qui ne facilite pas toujours les opérations de ponçage et de finition, plus simples avec du mastic cellulosique. Pour les carrosseries en matière plastique il faut, en plus du mastic, du tissu de verre, indispensable pour renforcer les fissures ou reboucher les trous.



Le saviez-vous ?
Il existe des assurances auto à partir de 11€ / Mois ! En 2 minutes, nos internautes économisent 350€ / an. Obtenez immédiatement le meilleur prix en utilisant notre comparateur d'assurances auto

Voir aussi :
Les travaux de tôlerie automobile (matériel)
Les outils de mécanique automobile
Sonoriser l’habitacle d’un véhicule automobile


Retrouvez nos 6 grandes catégories :
- Equipements de voiture
- Mécanique
- Modèles de voitures
- Prototypes
- Réglementation
- Voitures anciennes
- Voitures électriques