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L’échappement d’une voiture

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Ensemble des éléments permettant d’évacuer les gaz brûlés, l’échappement est plus complexe qu’il n’y paraît : il participe au fonctionnement silencieux du moteur, mais aussi à son bon fonctionnement, en favorisant l’évacuation régulière de ces gaz. L’introduction déléments permettant de gérer au plus près l’émission des gaz d’échappement et d’abaisser leur niveau de pollution a encore complexifié le système sur beaucoup de voitures. Les réparations de fortune ne sont plus guère possible que sur les voitures anciennes ou sur les modèles les plus basiques. le remplacement d’éléments à l’identique (par exemple le silencieux) reste cependant à la portée de l’amateur.

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Contrôler l’échappement

Les gaz brûlants et très chauds sortant des chambres de combustion d’un moteur ne peuvent être immédiatement rejetés à l’air libre. Il faut étouffer le bruit énorme que produirait la détente brutale des gaz chauds et comprimés à l’air libre. Il faut aussi canaliser et réguler ce flux pour un bon fonctionnement du moteur.

 

Le système d’échappement capte les gaz à la sortie des chambres de combustion, les détend, amortit les ondes de choc de cette détente et finit par les éjecter à l’arrière du véhicule. Ce système se compose de trois éléments reliés entre eux par des tuyauteries :

  • le collecteur, fixé sur le haut moteur, réunit les gaz venant de chaque cylindre en une (parfois deux) tuyauteries ;
  • le pot de détente, placé au plus près du collecteur, abaisse la pression des gaz, qui libèrent également une part importante de leurs calories ;
  • le silencieux, dernier élément du système d’échappement, amortit les ondes de choc subsistant après détente des gaz et abaisse la pression de ceux-ci, de façon à réduire le bruit provoqué lors de leur détente finale à l’air libre.

 

Vérifiez l’échappement de votre voiture deux à trois fois par an, et particulièrement l’hiver, où ce système est plus exposé. Normalement, le mécanicien qui effectue la vidange doit inspecter l’échappement et signaler toute anomalie à l’automobiliste.Un système d’échappement subit des contraintes très éprouvantes auxquelles il ne peut résister indéfiniment, à moins d’être réalisé en acier inoxydable (ce qui est hors de prix). Il véhicule en effet des gaz très chauds, chargés de vapeur d’eau et charriant des produits volatils agressifs. À noter que l’examen de l’état de l’échappement fait partie des points obligatoirement contrôlés par les ateliers agréés effectuant le contrôle technique normalis Les points faibles.

 


Réparer l’échappement

Un système d’échappement subit des contraintes très éprouvantes auxquelles il ne peut résister indéfiniment, à moins d’être réalisé en acier inoxydable (ce qui est hors de prix). Il véhicule en effet des gaz très chauds, chargés de vapeur d’eau et charriant des produits volatils agressifs. L’échappement est soumis à d’importantes variations de température et reçoit des ondes de choc engendrant des vibrations. Enfin, placé sous le véhicule, il est arrosé par les projections de produit fondant (salage) répandu l’hiver sur les routes ; il est également une cible prioritaire des projections de pierres éjectées par les pneus.

 

À moins d’écouter régulièrement la sonorité de l’échappement, notamment au ralenti, on peut difficilement déceler l’usure des éléments internes du pot de détente et du silencieux avant qu’elle n’atteigne le point où ces éléments doivent être changés.

En revanche, l’examen visuel permet d’intervenir sur les débuts d’avaries de quelques éléments.

  • Examinez tous les raccords et joints depuis les joints du collecteur sur le haut moteur jusqu’aux brides de fixation des différents éléments entre eux.
  • Une fuite se trahit par une coloration bleutée, et se décèle en passant la main à proximité, moteur tournant (attention à ne pas vous brûler).
  • Un joint de collecteur qui fuit doit être changé (il faut changer ceux de tous les cylindres en même temps). Les autres joints peuvent se colmater à l’aide d’une pâte spéciale qui polymérise à la chaleur.
  • La face arrière du pot de détente (à sa partie basse principalement) et la partie inférieure du silencieux sont les premières parties à se trouer. Colmatez l’orifice le plus vite possible à l’aide d’un emplâtre spécial ou d’un bandage pour échappement.

 

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1 Avant toute réparation, prenez la précaution de bien nettoyer la tôle en la brossant. Portez des lunettes pour protéger vos yeux.2 Pour éviter que l’emplâtre ne se craquèle sous l’effet de la chaleur, et pour reboucher les trous importants, on utilise du clinquant (fine lamelle métallique) dont on entoure l’élément à réparer.
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3 Pose du clinquant et application du mastic de réparation.4 On maintient l’ensemble avec un fil de fer, serré d’abord à la main, puis avec une pince universelle. Inutile de serrer trop fort ; il casserait.

 


Remplacer un échappement

Les tuyauteries et le pot d’échappement sont fabriqués en acier doux et assez mal protégés par une simple couche de peinture très légère sur la face extérieure. Pourtant, l’échappement est soumis à une corrosion agressive puisque les gaz brûlés contiennent des résidus très oxydants et très acides et qu’une quantité non négligeable de vapeur d’eau se condense à l’intérieur des tuyauteries lors des réchauffements et des refroidissements dus aux démarrages et aux arrêts du moteur. La durée de vie d’un échappement est donc souvent très faible, d’autant plus que les tôles sont parfois très minces. Il est pourtant tout à fait possible de protéger les surfaces par galvanisation ou de fabriquer les éléments en acier inoxydable, comme c’est le cas sur certaines voitures.

Dépose de l’échappement

La « durée de vie » des différents éléments n’est pas toujours la même. Un tuyau en tôle épaisse durera beaucoup plus longtemps qu’un pot fabriqué en tôle mince, mal protégé, et qui ne comporte pas de trou d’évacuation d’eau. Dans ce cas, pour déposer la partie abîmée, il faut très souvent démonter les différents éléments de l’échappement. Aucun autre démontage n’est nécessaire lorsque cette partie se trouve à l’arrière, mais si elle se trouve au milieu ou à l’avant, il faudra souvent déposer tout le reste du système. Il est plus facile de démonter et d’assembler l’échappement au sol, puis de reposer l’ensemble d’une pièce. Les tuyaux sont généralement emmanchés l’un sur l’autre et serrés par des brides où des colliers de serrage.

  • Commençez par pulvériser abondamment de l’huile dégrippante en bombe aérosol ou à la burette, sur les filetages des boulons.
  • Inspectez le système d’échappement pendant que le dégrippant agit, depuis le collecteur jusqu’à la sortie.
  • Examinez plus particulièrement les parties supérieures des pots et des tuyauteries, soit à l’aide d’un miroir, soit en passant votre main pour repérer des trous.
  • Lorsque les parties de l’échappement à déposer sont déterminées, essayez de débloquer et de desserrer les boulons des Silentblocs de fixation et des colliers de serrage correspondants. N’insistez pas sur les boulons récalcitrants, mais aspergez-les à nouveau avec du dégrippant, et laissez agir.
  • Vérifier l’état des fixations. Généralement, le constructeur fournit avec les parties de l’échappement, un kit comprenant tous les supports ou Silentblocs en caoutchouc. Vous pouvez alors couper au couteau les anciens supports en caoutchouc. Lorsqu’il s’agit de simples anneaux en caoutchouc (Talbot, Mercedes) il suffit de rabattre les pattes avec des pinces.

Démontage des éléments

Une fois l’échappement déposé, il est plus facile de terminer le démontage des morceaux de supports restants. Il s’agit généralement, soit d’une bande de caoutchouc traversée par des boulons à ses extrémités, et fixée d’un côté à la coque et de l’autre à l’échappement, soit d’une bride formant anneau, également traversée par des boulons.

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On utilise souvent des Silent-blocs dont les faces en caoutchouc sont collées sur des plaques métalliques portant les boulons. Généralement, le collage cède, la plaque se détache et il faut remplacer l’ensemble.

  • Démontez les emmanchements des tuyauteries lorsque l’échappement est partiellement décroché ou posé au sol.
  • Déposez complètement les colliers puis séparez les tuyaux, soit par rotation, soit en frappant dessus au marteau. Le démontage ne doit pas se faire au détriment des pièces en bon état qui doivent être conservées. En revanche, la partie de l’échappement à changer peut être détruite à coups de burin, ou déchiquetée à la pince coupante, si cela facilite le démontage et permet de préserver une partie saine.
  • Vous pouvez aussi chauffer fortement au chalumeau la tuyauterie pour la porter au rouge à l’endroit de l’emmanchement : en se dilatant, le tuyau extérieur se dégagera du tuyau intérieur. Assurez-vous qu’il n’y a à proximité aucune tuyauterie hydraulique ou de carburant, aucun fil électrique ou faisceau et que le réservoir d’essence n’est pas proche ; travaillez dans un local ventilé.

Si une réparation peut permettre de parer au plus pressé, le remplacement d’un silencieux est la seule façon de réparer durablement un échappement. Il faut travailler sur fosse ou la voiture calée sur de solides chandelles.

 



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