Voiture électrique : comment comprendre son autonomie ?

Publié le

par Olivier Guillaume

L’autonomie est l’un des principaux points faibles des voitures électriques. Les modèles sont souvent conçus pour couvrir une courte distance et même les véhicules les plus évolués à ce niveau dépassent à peine les 500 kilomètres. Il reste donc encore du chemin à parcourir (littéralement) pour atteindre les capacités de l’essence à ce niveau.

Ainsi, l’autonomie devient un argument marketing pour beaucoup de constructeurs qui annoncent des chiffres de plus en plus encourageants. Sauf qu’il existe toujours un écart entre l’autonomie présentée et l’autonomie réelle. Comment s’y retrouver au final ? En fait, plusieurs facteurs entrent en jeu

Une homologation datée

Jusqu’à il y a quelques mois, les constructeurs basaient leurs chiffres d’autonomie sur le cycle d’homologation européen NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Or il s’agit de testes faits en laboratoires sur des bancs à rouleaux, sur une période qui plus est très courte et à vitesse réduite.

Il s’agit donc d’une estimation qui peut facilement être battue en brèche en pratique, avec des chiffres largement supérieurs aux capacités réelles du véhicule. Exemple : la Tesla Model S a atteint dans sa meilleure configuration une autonomie dépassant les 630 kilomètres. Sauf que sur autoroute, celle-ci dépassera à peine les 400 km...

Depuis 2017, le NEDC a été remplacé par le WLTP (procédure d’essai mondiale harmonisée pour véhicules légers), d’où de prochains résultats plus proches de la réalité.

L’influence des équipements

On pourrait penser que tous les équipements qui se servent de l’énergie électrique sont susceptibles d’influer sur votre autonomie. En vérité, cela n’est vrai que pour certains d’entre eux. On estime par exemple une réduction de 15% à 20% de cette autonomie en cas d’utilisation de la climatisation ou du chauffage. En revanche, la radio, le GPS et les phares ont une influence bien plus limitée sur ce paramètre. Il est donc possible d’utiliser ces dispositifs sans craindre de trop consommer d’électricité.

La qualité des batteries

Pourquoi certains véhicules doivent se contenter d’une autonomie de 200 km là où d’autres peuvent faire le double, voire le triple ? Simple : il ne s’agit pas des mêmes batteries. Les véhicules plus traditionnels comme la Renault Zoé sont conçus pour une utilisation certes régulière mais limitée à des trajets plus professionnels.

En revanche Tesla met un point d’honneur à proposer les véhicules électriques les plus puissants, donc faits pour tailler la route extérieure. La Zoé possède une batterie de 41 kwh, contre près de 100 kwh pour la Tesla Model S.

Le style de conduite

Comme pour les modèles thermiques, votre façon de conduire (accélérations, freinages, etc) aura une influence sur la consommation. La conduite nerveuse aura toujours un impact plus important que celle plus douce. La différence étant qu’une voiture électrique peut récupérer de l’énergie cinétique à chaque freinage ou ralentissement, permettant de recharger en partie la batterie.


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