Le stage de récupération de points : à quel moment faut-il le suivre ?

Publié le

par Olivier Guillaume

Le permis de conduire n’est jamais définitif. Il n’appartient qu’au conducteur de respecter le code de la route s’il ne veut pas perdre les points qui composent ce permis. Dans le cas contraire, celui-ci risque d’être invalidé si le total tombe à zéro. Cependant, outre la bonne conduite, il existe un moyen de conserver son permis en dépit de ces contraventions afin d’éviter de se retrouver sur le carreau : le stage de récupération de points.

Mise aux points

Déjà, pour éviter toute mauvaise surprise, il convient de se renseigner sur le nombre de points dont vous disposez. Vous pourrez obtenir ce renseignement dans votre préfecture, par courrier ou par internet grâce à France Connect ou au site telepoints.info. Cependant, selon les infractions commises, vous pouvez être renseigné par lettres recommandées lorsque votre solde est inférieur ou égal à 6 points ou lorsqu’une infraction vous a coûté 3 ou 4 points en période probatoire. Enfin, vous serez évidemment prévenu si votre permis est invalidé, autrement dit avec un capital nul.

Mieux vaut prévenir que guérir

Pour rappel, le stage de récupération des points est volontaire ou obligatoire selon le cas de figure. Il coûte entre 150 et 250 euros, il dure 14 heures réparties sur deux jours et vous permet de récupérer au maximum 4 points sur votre permis selon votre plafond. Vous pouvez assister à un stage dans n’importe quel département et à une date choisie.

Ainsi, il existe plusieurs cas de figure où ce stage de récupération s’impose. Cela peut s’appliquer pour tous les conducteurs ayant perdu des points sur leur permis, si jamais ceux-ci préfèrent anticiper une prochaine contravention. Ce sera un stage volontaire non obligatoire, y compris si vous comptez 6 points ou moins sur votre permis (dans ce cas, vous serez uniquement encouragé à le suivre par courrier). En revanche, le stage devient obligatoire pour le détenteur d’un permis probatoire s’il ne compte que 3 points ou moins après une infraction. Il est aussi obligatoire sur décision judiciaire suite à une grave infraction en plus d’une amende et de la suspension du permis.

Enfin, si le capital de votre permis est épuisé mais que le permis n’a pas été encore officiellement invalidé par lettre recommandée, vous pouvez encore suivre ce stage. En effet, il y a plusieurs mois d’écart entre la perte juridique des points juridique et la perte administrative des points (sur le Fichier National du Permis de Conduire), ce qui vous permet d’inverser la tendance. Par contre, une fois la lettre reçue, l’invalidité est confirmée et vous ne pouvez plus suivre de stage.

Un stage sous conditions

Ce stage de récupération n’est cependant pas adressé à tous les automobilistes. Comme précisé précédemment, il faut suivre ce stage avant de recevoir une lettre stipulant l’invalidité du permis (lettre 48SI). Si vous en suivez un malgré tout, la récupération des points ne sera pas validée. Aussi, les conducteurs sanctionnés ne peuvent pas suivre deux stages dans la même année, si bien qu’il faut un écart d’un an et un jour entre deux stages. Enfin les automobilistes en période probatoire doivent présenter leur lettre 48N spécifiant leur perte de trois points ou plus.

Sinon, sachez que vous récupérez vos points au bout d’une période de deux ou trois ans sans infractions, selon la classe de celles-ci.


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