Un gendarme admet signaler sa position sur Waze

Publié le

par Félix Armand

Qu’ils soient fixes ou mobiles, les radars sont un véritable fléau pour les portes-monnaie des Français. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’on parle souvent de "machines à fric", puisque sur la seule année 2015 ils ont rapporté pas moins de 658 millions d’euros. Les excès de vitesse sont, de ce fait, la première cause d’infractions en France.

Plébiscités par quelques rares personnes ou associations estimant que les radars ne représentaient pas un problème du moment que l’on respecte les limitations de vitesse, ils sont décriés par le plus grand nombre, y compris par certains représentants des forces de l’ordre.

"Nous faisais des contrôles de vitesse mais nous n’approuvons pas tous cela", nous explique un gendarme qui préfère garder l’anonymat et que nous appellerons Eric. "Bien sûr, quand on fait un contrôle en agglomération et qu’on flashe quelqu’un qui roule à 100km/h au lieu de 50, c’est logique de le verbaliser car il y a danger. On ne sait jamais ce qui va débouler du trottoir… Une poussette, un enfant qui court après un ballon, une voiture qui s’apprête à sortir de sa cour…"

"Mais ça ce sont des cas extrêmes", poursuit Eric. "La plupart du temps, on nous demande de verbaliser sans marge de tolérance. Pourtant, mettre un amende pour un petit km/h, je trouve ça exagéré et quand je suis avec des collègues qui pensent la même chose, on se montre indulgent. Vous savez, rouler à 56km/h au lieu de 50, ça va très vite. Une seconde d’inattention, une discussion avec la personne qui vous accompagne en voiture… Les petits excès de vitesse ne sont pas forcément volontaires. C’est plus excusable que de rouler deux fois plus vite que la limite autorisée".

"Après, il y a le cas des départementales, des nationales ou des autoroutes", explique encore Eric. "Il m’arrive d’aller en Allemagne, où la vitesse sur l’autoroute est illimitée sur certaines portions. Ce sont généralement des portions à 3 voies, avec peu de bretelles et un trafic rarement dense. Je pense qu’il est plus dangereux de rouler à 130km/h aux alentours d’une grande ville, à heure de pointe, qu’à 160 un dimanche matin, quand les routes sont désertes. Le système est mal fait en France".

Et de conclure : "C’est dommage que les usagers de la route nous prennent pour des salauds sans cœur. Nous représentons l’autorité, mais ça ne veut pas dire que nous l’approuvons tout le temps. Comme je l’ai dit, certains d’entre-nous se montrent flexibles dans la mesure du possible. Et j’avoue que, quand on nous demande de faire des contrôles que j’estime inutile, je signale parfois notre position sur Waze pour éviter que les gens se prennent une amende et perdent des points pour rien".

Peut-être serait-il temps pour le gouvernement de repenser efficacement les règles du code de la route ?


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